Bilan de l’été 2016

mardi 27 septembre 2016
par  lafede

L’été n’a pas été sans remous et questionnements pour la grande majorité des professionnels des arts de la rue, pris entre colère, désir d’action, contradictions, et parfois même résignation.

Dans un espace public toujours plus policé et policier, nous, acteurs fédérés des arts de la rue, nous nous devons d’être en première ligne pour la défense de la liberté d’expression et de circulation dans l’espace public.

La présence vive de tous les arts dans l’espace public est une réponse riche aux inquiétudes qui pèsent sur notre société. Conscient des enjeux démocratiques liés à l’espace public, , chacun d’entre nous doit convaincre et expliquer la nécessité de résister à ce gouffre sécuritaire qui nous entraîne tous vers le fond.

Il importe de réaffirmer la responsabilité partagée entre les professionnels (artistes, organisateurs), les élu.e.s, les représentants de l’État et les citoyens-spectateurs : l’espace public appartient à tous et il appartient à tous d’assumer les conditions des manifestations artistiques dans l’espace public. La prudence est certes de mise, mais elle va de pair avec le courage de s’émerveiller ensemble et celui de ne pas céder à ceux qui veulent propager la peur. Il faut reconnaître le savoir-faire des artistes des arts de la rue, spécialistes de l’intervention dans l’espace public. Le moment est venu de réinventer les politiques culturelles, notamment à partir des droits culturels.

Pour mieux porter notre voix commune, la Fédération nationale des arts de la rue souhaite établir un recensement des évènements dans l’espace public qui ont été menacés ou bousculés depuis l’instauration de l’état d’urgence.

Vous pouvez envoyer vos contributions à :
coordination@federationartsdelarue.org

Et pour continuer à résister : petit guide de désobéissance civile

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